• bateau qui n'avance pas vite

      tu te joues de moi. oui parce que tu te joues de moi. et moi ne répond pas
      serait-ce par manque d'aplomb, ou pure - oh si pure -
      indifférence...?

     

     

      dans le creux du chemin c'est un chemin en creux, clé de la voûte et racine du sol - quel sol?
      l'arbre en ciel n'en finit pas de 
      perdre ses feuilles...

     

     

      tu ma route. tu es ma route, d'un horizon le raccourci. alors tu pénètres avec moi
      en ce qui ne possède d'issue
      ni d"entrée

     

     

      qu'ai-je à donner, n'ai-je rien, à donner. le poids d'un vide, la contre-balançoire
      je m'en fous. dis: je m'en fous. je m'en fouterai par brassées
      voire par petites foulées...

     

     

      tu meurs enfin par amour du monde, d'un amour réfléchissant
      tu meurs enfin comme on se gratte le nœud
      d'un carrefour en tout sens...

     

     

      je ne pleurerai pas ta mort. la mienne peut-être un peu, d'un éclat sec, d'un
      cheveu dans la mare. tu sais à quoi je pense? à ça exactement
      : rien, précisément

     

    « aimer tue, oh l'épopée...et rien n'empêchant rien, les âmes d'ici-bas »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :