• chacal comme tu hurles, hurles si bas

      je pleure et cependant je n'ai pas de raison
      de pleurer, ni de quoi que ce soit
      alors je pleure
      les larmes elles me viennent comme ça, c'est à dire je sais pas comment elles me viennent comme on me les tire
      des yeux, mais pas seulement

     

     

      ça facilite les choses quand il n'y a rien à prouver, rien à détourner - pas un regard
      pas même le sens.
      la nuit noire face à soi, et en soi, petit feu
      et donc pas absolue, si menu soit-il
      je ne cherche à me convaincre de rien - je me promène et, d'un hasard l'autre me promenant,
      j'attrape froid

     

     

      je vis sans amertume, la peur au ventre
      je me méfie quand tu souris - c'est toujours de soi-même qu'un homme se méfie
      heureusement je ne suis pas un homme: une image à peine
      de ce qui n'existe pas
      néanmoins j'ai senti la douleur, à travers la mienne quoique ce ne fut pas la mienne, et cette douleur faite mienne m'a persuadé
      de la réalité comme quelque chose d'éminemment précieux, d'imminemment réel
      j'étais pas prêt à ça

     

     

      la joie derrière tout ça, juste un dépouillement
      bientôt je n'ai plus rien, un corps
      ne m'appartient. j'ai pas le temps de vivre, je rabats
      sur moi la couverture, j'ai froid je tremble je suis presque mort
      mais j'ai une couverture
      et quand je ferme les yeux, donc je ferme les yeux, sur mes paupières aucun baiser
      ne vient absoudre
      ma laideur intrinsèque

     

     

    chacal comme tu hurles, hurles si bas

     

     

      

    « et d'une histoire de loup, à la lisière de quoil'effort minimal »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :