• ciel changeant, sable mouvant

      un seul ne suffira pas mais on n'a pas voulu m'en donner d'autre. je me suis donc mis à l'écart et j'ai rogné mon bout, poussant de petits cris de bête

     

     

      laver les carreaux. laver laver mais ils sont toujours plus sales. il faudrait jeter l'éponge avec l'eau de la cuvette. se masturber contre la vitre n'arrivera pas à ton visage. alors l'horizon, n'y pensons pas

     

     

      je caresse la tombe, elle reste de marbre - j'y casse une pomme. je me demande quelle heure il est, je regarde le ciel: je me dis déjà tard, il est temps d'y aller

     

     

      le soleil en face, et la mort au milieu. je frappe les mains une fois, deux fois, plusieurs fois: l'écho ne revient pas. je frappe les mains une fois, deux fois, plusieurs fois: même les mains ne produisent plus de son

     

     

      à l'écoute du temps qui passe, il creuse les distances. respire dans les marges. largue ce qui est largable et se ressert une tasse. un silence s'élève - il n'en demandait pas tant

     

     

      ça fait pourtant longtemps que j'existe - j'existais avant vous. avant votre mère, votre père. avant même leurs mères et leurs pères. et encore avant les mères et les pères de ceux-ci. j'existais avant tout. je suis pourtant, pour toi et par tous les temps, né de la toute
      dernière pluie...

     

    « bouteilles sans messageparti de loin rev'nu de rien »

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