• dans les bois

      personne ne dort. tout l'monde s'endort
      après coup chacun rentre chez soi, là d'où jamais
      personne ne sort

     

     

      le jour se couche sur le côté. je crois bien être né
      quelque part, quelque quand
      et ce jusqu'à ce que

     

     

      une similitude, aurais-tu jamais rêvé d'une similitude
      d'un caillou dans la pompe éculée de ton indifférence
      tu plonges mais quand tu plonges, tu te dis allez bon, oublie-moi

     

     

      chaque fois que je dis loup c'est toujours toi qui sors
      du bois. un visage
      a valeur sûre

     

     

      trop de choses, trop de tout
      alors on se restreint, on moud du rien
      un jour dans l'autre sens et c'est jouissance pure
      un autre et c'est la tombe, néante, qui te vide en substance
      et te viole en essence

     

     

      j'en parle tout de travers. personne n'a le droit
      une fois je reviens, mais ce auquel je reviens
      tout bonnement n'existe pas

     

     

      j'avais un pays. un pays s'est puni
      comme ils sont beaux les gens qui ont perdu leur pays
      et font des pas

     

     

      pisser dans la mer, se remémorer une douleur
      ne pas prier, surtout ne pas prier
      on s'embrasse par nos bouches de profonde solitude, serrant les poings croisant
      les doigts...

     

     

      dans les bois
      

    « effets de serre au quart de ton »

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