• désherbage


      j'aime bien ta souris-danse, ton air de dire je n'appartiens qu'à toi non, pas toi,
      mais ton œil crevé. j'aime bien changer, me travestir, changer aussi
      d'avis comme de prairie - on s'arrache pas comme ça, on s'arrache par devant,
      par les dents de devant, la langue
      vernaculaire

     

     

      tu en sais quelque chose
      pour elle c'est tout créteil-soleil mais pour toi, pour toi bride abattue
      pour toi c'est juste un banc - une manière, mauvaise, une malfaçon
      de pas tomber quand on ne s'envole pas, de pas couler quand on
      ne coule pas
      et t'en sais quelque chose...

     

     

      si je t'écris ainsi c'est que: un, tu ne le reçois pas
      si tu ne le reçois pas c'est que: un, tu n'existes pas
      si tu n'existes pas c'est que: un, je me suis trompé de porte, j'ai grand-ouvert
      celle d'à côté, et le néant s'étendant là plus beau que tout, l'herbe moelleuse
      ou piquante sous la plante
      d'un subtil égarement

     

     

      un soir et j'y reviens, j'y reviens sans y croire
      pas parce que je ne crois à rien mais simplement que
      j'oublie de croire, j'oublie tout jusqu'à ne plus être que
      le souvenir si plein de rien, qui claudique qui crachouille qui titube
      de misère en misère, sidéré d'exister, mais sans ça pas létal

     

    « pierre pomme brouillardmange ton chignon »

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