• et le vide tanguait sur sa chaise, pretty bascule

      la pluie nous unit morts. c'est bien
      il en tombe comme il peut, c'est mieux - pleurer par en-dedans, à sec, pleurer de l'intérieur
      je vais boire quelque chose, j'ai bien peur, jouissant à contre-pied,
      d'aller boire quelque chose

     

     

      le poids s'en mêle, mais personne ne s'en mêle
      le poids de personne et le vide sur sa chaise, jambes croisées, le nombril en stupeur
      depuis que je suis né c'est toujours la même chose, la même chose
      chantage à loup-y-es-tu
      menace à qui-va-là

     

     

      il est mort mais là n'est pas la chanson, pas la question
      il est mort et voilà, il n'est pas là quand même, sauf que les morts, sauf
      que seuls les morts y sont vraiment et qu'ailleurs, ailleurs,
      tâtonne la vision
      d'un seul œil et clignant

     

     

      des mines de grâce sur le chemin de croix
      la vue fantastique qu'on a du golgotha
      un jour magnifique, moisissant sous la bruine
      les bras croisés dans l'dos et l'anus aux abois...

     

     

      j'évite de vivre, j'évite ainsi de naître
      toute une éternité néanmoins me chie dessus, oiseau de sale augure
      béquille pour sardine, le réel m'enfonce un doigt dans l'œil jusqu'au cœur
      et ça fait mal au g'nou: je crois
      je fléchis tout à coup...

     

    « ...la péniche en interne »

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