• ithaque sous la pluie

      suspendu à ton œil droit, ami jusqu'à la douleur
      un pied devant l'autre au-dessus de
      la mort, glisse t-elle, c'est le rideau qui bouge, le soupir d'une forme - rien que de tout petits
      baisers de larves en fait, sur le gland verglacé

     

     

      mieux vaut en rire, parce qu'en rire c'est trop nu
      il y a tout ce qu'on n'aurait pas du défaire, entrouvrir, ni même jamais voir
      mon squelette se tient prêt. il se dresse, il ordonne - il attend là son heure

     

     

      rien de mouillé. rien que de tranquillité en surface figée
      j'aboie un coup, rien ne remue. je trempe un doigt - retire-le
      d'un suçon maladroit.
      par-delà la perte de sens, de vent, des eaux contre béquille, une perte plus grande encore: un pas
      chavirant par-dessus soi, un christ torse nu

     

     

      je trempe un œil dedans. quelqu'un
      reçoit un colis. je coupe un arbre et c'est le vide qui pousse là d'un coup, une érection fortuite
      chacun coupe sa branche. l'arête d'un poisson minuscule coupe sa branche
      tu jouis plein pot tu coupes ta branche
      désespérée, désœuvrée, mal rassurée, tu trempes un œil dedans

     

     

      à perte de vue glanant de pâles clartés, la maïeutique d'un sans-visage
      un peu plus tard une vie se découd, ballerine à ses heures perdues,
      ithaque sous la pluie...

     

     

    ithaque sous la pluie

    « au quart de tonje t'aime une fois parue à l'est »

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