• l'amande brisée de l'œil

      j'ai peur d'un mot plus haut que l'autre
      un doigt s'égare quelque part dans ta chair à voix basse et remonte à la source, la vive insurrection 
      déclenche la source, déchirant l'origine
      refait tout le chemin du jar à l'abreuvoir

     

     

      mystique en panne de feu sacré, poisson sur son balcon
      j'espère que t'es fière de toi maintenant, que quand tu craches en l'air cela ne retombe qu'en
      ta propre bouche, nausée d'un beau dégoût

     

     

      j'aimais t'enculer par devant - je trouvais ça commode, un peu moins contraignant
      la pluie perçait à peine, le néant par mégarde prenait
      l'accent d'un chien de ferme, aboyant sans y croire...

     

     

      même le néant finit par se dissoudre, après que mon reflet en lui se soit décomposé
      j'avais une teub loin devant, un gros chagrin sans doute, j'ai même souri une fois ça ressemblait
      à une limace

     

     

      j'ai rêvé de ma nourrice la nuit dernière, feue le bout de femme qui m'éleva
      c'était comme si, la serrant contre moi, je me réconciliais avec ma propre mort, le temps capitulant...

    « j'ai promené mon bidonville sur tout le territoireun jour avant la guerre, quand je ressemblais encore à un homme »

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