• menus obscurs (moindres recoins)

      les yeux entament
      ma révolution

      si bien que
      je n'encours rien

      un chien crevé couché
      tout contre moi

     

      .

     

      me pourriras-tu
      la vie ainsi ?

      un homme se tient droit est-ce une pierre, vide en suspens
      il écarte les bras est-ce un goéland, au bec de carême

      j'ai mal pour lui
      j'ai mal pour soi, me dis-je

     

      .

     

      la chiasse de vivre
      et tu t'entends
      parler

      la dignité ne suffit pas
      la vérité
      ne suffit pas

      qu'est-ce qui
      m'attendrit comme ça, me ploie
      un degré au-dessous de
      zéro

     

      .

     

      tendre la gorge
      au vent qui glisse, lame s'immisce

      il paraît que c'est la norme:
      on ne se
      suffit pas

      quelque part j'ouvre l'air
      quelque part ne meurt pas

     

     

    menus obscurs (moindres recoins)

    « létale pichenette fenêtre dong »

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