• mésange, la manger crue

      tu penses ce que tu veux. tu penses ce que tu veux maintenant - comment cela pourrait-il me toucher
      j'évite les femmes enceintes, je change de trottoir quand je croise un landau: je crains de leur porter malheur
      je veux qu'on se détourne, je veux qu'on m'ignore, je veux être mort

     

     

      j'ai mangé ta salade et ta salade me faisait gerber. j'ai baisé ton sexe et ton sexe me foutait la nausée. j'ai pleuré sur ton corps mais c'était du pipeau, que du pipeau - tout mon être c'était du pipeau
      sans trou sans air
      et dont rien ne sortait

     

     

      la couleur des lilas mais j'ai chié sur mes lilas, j'ai chié sur toutes mes fleurs, la gale
      il n'y a de solution ni ici ni au-delà, pas même provisoire, pas même spontanée
      les hommes ils ont couché avec les femmes et vice versa
      foutu fatras

     

     

      l'infranchissable a envahi tout l'espace; tout l'espace s'est réduit à l'impossible infranchissable
      même la mère ne reconnait plus son enfant. et l'enfant, lui, resté sans nom, momifié sur la bouche d'égout
      de son égout, de tout égout, l'égout très affectueux
      qui vous dit qu'il vous aime, et c'est la fin de tout...

     

    « irréconciliable ne tenant qu'à un clou »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :