• non, ce n'était personne

      quelque chose n'a rien dit et pourtant je n'ai rien dit non plus - ce fut plus fort que moi ce fut
      plus fort que le non-moi aussi

     

     

      cependant quelqu'un chanta. quelqu'un a chanté. quelqu'un
      s'est mis à chanter. tout mon être vibre d'une voix et chanterait encore si l'être
      n'était que voix

     

     

      d'une mystérieuse évidence, d'une déroutante simplicité, j'ai juste fait mon sac ou bien défait le nœud
      personne, sans limite, ne m'attendait

     

     

      je n'ai plus de poésie. mes veines sont à court de poésie. ma mort m'épie là, tapie dans un coin et c'est la mort de tout un chacun, la mort universelle. elle ne me veut pas de mal. je crois qu'elle m'aime
      d'un amour universel

     

     

      je commence à me ressembler dès lors que je détache mon regard d'ici-bas, de moi, et qu'hors condition je m'abandonne à l'inintentionnalité pure de qui simplement
      oublie de mourir

     

     

      je ne m'intéresse pas (moi-même). cette clarté me fascine, émanant de nulle part, en toute part diffuse. je me sens comme un homme qu'on felationnerait  sans qu'il en ait conscience. un rêve érotique sans forme ni contenu. l'idée d'un
      aboutissement parfait

     

     

      le désespoir aura pourtant besoin de moi, au même titre qu'un homme couché implique un homme debout, et le dernier mot
      un avant-dernier mot

     

     

      je reste ahuri face à la mort. je ne me comprends pas. tout semble aboutir à et l'infini commencer dès
      cet homme qui fume...

     

    « la forme du videentre les gouttes »

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