• par exemple la pluie, les jours de pluie, ou quand il pleut

      
      qu'est-ce que tu as fait de toi, et qu'est-ce que tu as fait de moi
      le toi et le moi
      paniquent le néant.
      je ratiboise l'existence, châtre les egos, enfonce les doigts
      dans des trous d'être
      on meurt, on meurt certes (qui, quoi?)
      mais on meurt pas

     

     

      sur la tombe je me suis allongé
      je n'étais plus que sexe éteint, fleur fanée, tige arrachée

      un chien sans laisse, une laisse sans maître, un maître
      entre deux eaux, boue de sauvetage mais sauvetage de quoi ?
      pas moi

     

     

      tout nu
      devant la glace
      un homme s'est souvenu
      pour ne pas disparaître
      tous ces morts dont nul ne se souvient, les pleurs tombent à côté
      d'eux, mais sur ma tête
      - je ne suis que mémoire, sans souvenir de rien

     

     

      je n'avais rien à faire, alors j'ai attendu
      rien, même pas que ça se passe
      il n'y a pas de plus grande proximité que celle entre le miracle et le néant
      je pourrais pas dire je suis, ou j'y étais
      non je n'y étais pas: je l'étais
      et je n'y fus que pâle figure
      de style

     

     

      c'est moi l'homme
      et c'est moi l'oubli
      je me suce la bite, comme un chien s'mord la queue
      je n'y suis pour rien, je me suis
      coupé la queue, or la queue a poussé, grossie
      il n'y a pas de guillotine pour une telle queue, désaffectée
      il n'y a qu'un dieu, chassant les mouches
      à coups de serpentins...

     

    par exemple la pluie, les jours de pluie, ou quand il pleut

     

     

      

    « il n'y a plus besoin de chemin vraimentet d'une histoire de loup, à la lisière de quoi »

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