• préserve-moi du mal

      ça me démange

      je m'y abrite, j'y abrite
      quelque chose

      le temps de se
      dératiser, au peigne fin
      - mais jamais assez fin, assez fin

      (légèrement agressif:)
      quoi, post mortem?

     

     

     

      une heure ne tient
      pas la route

      on n'imagine pas, mais rien
      ne nous imagine
      pas non soi, non plus

      à part ça, mais alors quoi
      alors qu'est-ce qu'on
      meurt le premier?

     

     

     

      être quand même

      sans raison
      apparente ni voilée
      dissimulée sous
      la transgression

      la mort parle à son aînée, je suis
      l'aînée des deux

     

     

     

      tôt le matin tombe la nuit
      et le mal qu'on se donne
      le mal qu'on s'échange

      un petit préavis, je pars demain
      demain c'est
      une autre nuit

      et je pars en courant, quitte en me traînant
      par
      la peau du crâne

     

     

     

      quelque part
      est une vue
      de l'esprit, et l'esprit également

      nous vivons
      à l'envers, banalement
      à l'envers

      qui de nous, racaille
      glanera le pompon?

     

    « ce dernier lieu du tram s'en-varequiem pour un vivant »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :