• réveille-la, et la mer aux éclats

      je ne me souviens pas. elle rentre dans ses terres
      mais qu'ai-je à faire de cette histoire, de toute histoire, moi qui suis sans histoire,
      sans feu dont je serais l'artifice, le mal acquis

     

     

      tu ne m'apportes rien - un peu de bruit, un peigne déchaussé de ses dents. une assiette de pluie...
      un homme s'est écarté de moi, un homme-parapluie
      j'ai retrouvé le clou mais pas le crucifié. l'un d'entre eux quoi qu'il en soit penchait du
      mauvais côté...

     

     

      toutes les fois qu'elle prend conscience de ta présence, l'incompréhension se lit sur son visage. il fait mort à présent
      des sons remuent au fond de la gorge, peut-être déjà des mots
      une nuit me connaîtra, allongée nue tout dedans moi

     

     

      elle parlera à qui voudra l'entendre, c'est à dire pas grand chose
      qu'elle restait fidèle, que les nuits de grande marée elle caressait le ventre
      du poisson-lune
      qu'elle attendait cet enfant mais que l'enfant ne viendrait pas, ne sortirait nu
      tant qu'elle ne mourrait pas

     

     

      années durant. errant
      remplaçant le oui par un non, l'alphabet
      par l'oméga. de plus errant, de moins en moins
      pensif. quand la peur égare son objet, est-ce la peur encore? ou est-ce
      déjà l'envers?...

     

    « les figues de barbaried'apatrides rêveurs »

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