• touche-moi les angles morts

      lave-toi, brosse-toi les dents fais quelque chose mais bon dieu, te mouille pas - te mouille pas quand tu tombes à la flotte et que tu bois la tasse te mouille pas
      quand tu zones à pleuvoir. y a pas que ça dans l'air...

     

     

      la vie ne me regarde plus par terre. elle lève les yeux et me trouvant mignon m'écrase la teub, me triture l'esprit - l'esprit surtout
      d'un revers de l'index

     

     

      je regarde ma solitude avec les yeux d'un écureuil, curieux sans doute mais quand même aux abois. puis, prenant l'air songeur:
      ce qui manque à ma vie ma vie n'existe pas, et sans laquelle je vis...

     

     

      tu devrais les couper avant qu'elles ne s'embrument - et je ne parle ici
      évidemment pas des testicules, cheveux noirs des canicules je ne mentionne ici
      nos revirements qu'à coups de trique, les limbes saccagées...

     

     

      pas la lumière - non, cela irriterait la rétine - mais plus certainement que la lumière: l'absence
      d'obscurité faut dire que face à ça nos contre-feux
      s'avérèrent malingres

     

     

      tu t'emballes vite et pourtant tu n'fous rien - tu n'as jamais rien foutu
      à part regarder l'un par les yeux du divers et le divers à travers le regard de l'un, passant finalement d'un pas fragile à côté 
      de presque tout

     

     

    touche-moi les angles morts

    « retors mon ami mortl'être ou la bourrique »

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